Un juge fédéral de Seattle a partiellement bloqué samedi, les dernières restrictions imposées par le gouvernement américain dans l’accueil des réfugiés, infligeant un nouveau revers au président Donald Trump, rapportent des médias locaux.

La décision du magistrat James Robart s’oppose aux dispositions arrêtées par l’Exécutif américain le 24 octobre. L’accueil des réfugiés de 11 nationalités avait été suspendu durant une période de 90 jours, laquelle expire fin janvier 2018. Les autorités de Washington avaient justifié cette mesure par la lutte anti-terroriste. Cette règle avait entraîné une chute du nombre de réfugiés accueillis aux Etats-Unis.

La Corée du Nord, l’Egypte, l’Iran, l’Irak, le Mali, la Libye, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen sont les Etats concernés par ces restrictions. Les réfugiés originaires de ces 11 pays ont constitué plus de 40 % des admissions aux Etats-Unis au cours de chacune des trois dernières années.

Le juge fédéral de Seattle a indiqué que le gouvernement pouvait étudier le contexte en matière de sécurité, mais ne pouvait pas suspendre le traitement des dossiers ou l’admission des réfugiés de ces 11 nationalités durant ce temps, tant que ceux-ci sont liés de manière «authentique» avec des proches aux Etats-Unis. James Robart a par ailleurs demandé aux autorités de relancer un programme permettant le regroupement familial.

D’après des statistiques officielles, ce programme avait permis l’admission aux Etats-Unis de près de 2.000 réfugiés en 2015. Par la suite, ce système avait été suspendu par l’administration Trump.

 

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