Ferme réaction de Pretoria à l’égard de Washington dans l’affaire du président vénézuélien, Maduro

Le Président sud-africain, Cyril Matamela Ramaphosa a exprimé le mardi 6 janvier, « sa profonde inquiétude face à la récente action militaire américaine au Venezuela, et a demandé la libération immédiate du Président vénézuélien, Nicolas Maduro et de son épouse ».

S’exprimant sur le sujet en marge d’une cérémonie officielle organisée à Pretoria, en hommage à un héros de la lutte anti-apartheid, Cyril Ramaphosa a qualifié l’action de Washington de « violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Venezuela ».

« Nous rejetons avec la plus grande fermeté les actions entreprises par les Etats-Unis et sommes aux côtés du peuple vénézuélien, et nous exigeons également la libération du président Maduro et de son épouse », a déclaré le numéro un sud-africain.

Dans sa déclaration, le dirigeant sud-africain a aussi exhorté le Conseil de Sécurité des Nations Unies à agir de « manière décisive pour faire respecter le droit international et maintenir la paix et la sécurité internationales ».

Les relations entre Washington et Pretoria sont en froid depuis la tenue du Sommet du G20 à Johannesburg les 22 et 23 novembre 2025. Ce sommet avait été boycotté par le président américain, Donald Trump qui s’est engagé à ne pas inviter les dirigeants sud-africains au prochain Sommet du G20 prévu en 2026 en Floride aux Etats-Unis.

Andreï Touabovitch