La situation humanitaire au Burundi a atteint « un point critique en raison de l’afflux massif de réfugiés et de demandeurs d’asile fuyant les violences persistantes dans l’Est de la RDC » (République Démocratique du Congo, a de averti ce jeudi 8 janvier, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Depuis début décembre 2025, « plus de 84.000 personnes ont traversé la frontière burundaise pour échapper à l’escalade des affrontements dans la province congolaise du Sud-Kivu (Est), portant à plus de 200.000, le nombre total de réfugiés et de demandeurs d’asile congolais actuellement accueillis au Burundi », a révélé l’Agence onusienne, sur fond de grandes préoccupations.
Les « Centres de transit et les sites informels au Burundi fonctionnent bien au-delà de leurs capacités, parfois jusqu’à près de 200%, ce qui contraint de nombreuses familles à vivre dans des conditions précaires », indignes et déshumanisantes, relève le HCR.
Du côté congolais, selon des statistiques locales, « les violences, bombardements et attaques de drones dans le Sud-Kivu ont forcé plus de 500.000 personnes à fuir leurs foyers, souvent à plusieurs reprises », depuis fin 2025, dans le cadre des affrontements entre les FARDC (Forces loyales) et les rebelles du M23.
Face aux besoins humanitaires sus-décrits dépassant largement les ressources disponibles, le HCR a lancé, pour une énième fois, « un appel de fonds de 47,2 millions de dollars pour les quatre prochains mois afin de venir en aide à environ 500.000 déplacés en RDC et à près de 166.000 réfugiés dans les pays voisins, dont le Burundi ».
L’ONU a appelé de nouveau par la voix du HCR, les belligérants dans l’Est de la RDC à respecter leurs engagements en matière de protection des civils et d’accès humanitaire sûr et sans entrave et surtout à mettre fin aux hostilités dans la partie orientale de la RDC.
