Les violences se poursuivent dans la Ghouta orientale en Syrie, malgré le vote lundi, d’une résolution de l’ONU qui exige un cessez-le-feu, alors que les accusations contre le régime de Bachar al-Assad de faire usage d’armes chimiques se précisent.

Dimanche, des bombardements sur la Ghouta orientale ont fait de nouvelles victimes. Un médecin sur place, a évoqué des “soupçons d’armes chimiques, probablement une attaque au gaz chlore», précisant que l’odeur du chlore se dégageait des vêtements et de la peau de la plupart des patients qu’il a soignés.

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) basé à Londres, a indiqué que 14 cas de suffocation ont été rapportés et qu’au moins un enfant était décédé.

Mohammed Allouche, un responsable du puissant groupe rebelle Jaich al-Islam, a également accusé sur son compte Twitter, le régime de Bachar al-Assad d’avoir utilisé du “gaz de chlore”. Moscou, allié indéfectible de Damas, a réfuté ces allégations.

Depuis le 18 février dernier, les forces du régime de Damas ont lancé d’intenses raids aériens contre la Ghouta, en prélude à une offensive terrestre pour reconquérir cette région.

Les bombardements de la semaine dernière ont causé la mort de plus de 530 civils, dont au moins 130 enfants. Les habitants attendent dans l’angoisse l’application du cessez-le feu d’un mois que prévoit une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, dans le but de distribuer de l’aide humanitaire et évacuer des blessés dans un pays ravagé depuis 2011 par une guerre meurtrière.

Les nombreux cessez-le-feu décrétés dans le pays depuis le début du conflit, et dont l’entrée en vigueur et le respect par les belligérants ont souvent été laborieux, ont toujours fini par voler en éclats.

 

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