Le Parlement sud-africain a amorcé mardi une réforme de la Constitution afin de rendre possible l’expropriation sans compensation des terres agricoles en faveur des Noirs, majoritaires dans le pays.

Les députés sud-africains ont massivement voté pour une motion instituant une commission en charge de réviser, dans cette optique, l’article 25 de la Constitution sud-africaine. Ce texte était soutenu par Julius Malema, le leader du parti des Combattants pour la Liberté Economique (EFF).

En Afrique du Sud, le secteur de l’agriculture est largement dominé par les Blancs. Plus précisément, ces derniers sont propriétaires de 73 % des terres. D’après une récente étude, ils en détenaient 85 % à la fin de l’apartheid, il y a près d’un quart de siècle.

Jusqu’à présent, la plupart des redistributions n’ont pas été couronnées de succès. Les nouveaux propriétaires ont dû abandonner, n’étant pas en mesure de rentabiliser leurs terres suite à une incompétence ou à un manque de moyens ou d’accès aux marchés.

Quoi qu’il en soit, l’ANC, parti au pouvoir en Afrique du Sud et majoritaire dans l’hémicycle, a appuyé mardi la motion. A propos, son président, Cyril Ramaphosa, qui est également devenu le nouveau chef d’Etat sud-africain, s’était engagé à initier une réforme agraire afin de « panser les plaies du passé et accélérer la redistribution de la terre aux Sud-Africains noirs ».

De son côté, la principale formation politique d’opposition, l’Alliance Démocratique (DA), est contre cette réforme, craignant qu’elle mette « en danger » l’économie sud-africaine.

 

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