Suite à la crise politique et économique au Venezuela, leur pays d’origine, des migrants vénézuéliens arrivent massivement au Brésil, dont les autorités locales ont du mal à gérer cet afflux migratoire.

Selon la municipalité de Boa Vista (nord), environ 40.000 migrants vénézuéliens y vivent actuellement. Ce chiffre n’est qu’une estimation tant les arrivées de ces migrants sont continues dans la capitale de l’Etat de Roraima, limitrophe du Venezuela.

Pour survivre, les Vénézuéliens n’hésitent pas à faire des petits boulots. Contre quelques pièces, certains enfants de cette communauté nettoient les voitures au niveau des feux de circulation. D’autres, plus âgés, proposent divers services, mentionnant leurs compétences sur des pancartes en carton. Et, la nuit, certaines femmes se prostituent dans l’est de la ville.

La grande partie des migrants vénézuéliens passe la nuit à la belle étoile. Mais, certains d’entre eux, qui sont les moins précaires, s’associent pour louer une chambre.

Pour la maire de Boa Vista, Teresa Surita, il s’agit d’une crise humanitaire, tout en admettant l’existence de lacunes dans la planification et la lenteur de l’administration fédérale à réagir devant les arrivées massives des Vénézuéliens.

Toutefois, en mi-février dernier, le gouvernement à Brasilia a annoncé des dispositions d’urgence, dont l’amélioration de la protection sociale, la santé et le renforcement du dispositif sécuritaire dans les municipalités dépassées par ces arrivées.

Dans cet ordre d’idées, plus de 500 Vénézuéliens doivent être transférés vers la plus grande ville brésilienne, Sao Paulo, ou la capitale de l’Etat d’Amazonie, Manaus.

 

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