Les ministres canadiens des Affaires étrangères et de la Défense, Chrystia Freeland et Harjit Sajjan ont confirmé hier lundi au foyer de la Chambre des communes l’envoi par le Canada d’une Force opérationnelle aérienne dans le cadre de la Minusma, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

D’après le ministre de la Défense, le Canada va dépêcher au Mali deux hélicoptères Chinook, pour des opérations de transport et de logistique, et quatre hélicoptères Griffon, qui leur offriront une protection armée. Le détachement canadien comprendra également des équipes médicales. La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a ajouté que le contingent canadien sera composé d’une part importante de femmes conformément à l’initiative Elsie, un projet-pilote qui vise à accroître la participation de femmes déployées lors de missions de maintien de la paix. Mais le nombre de soldats qui seront au total déployés au Mali, toujours en discussion à l’ONU, n’a pas été déterminé.

Si la date du début de ce déploiement n’a pas été communiqué, l’ONU a indiqué de la mission canadienne, d’une durée d’un an devrait être lancée en août prochain, avant l’automne, en remplacement d’un contingent allemand qui effectue des missions de transport et d’évacuation sanitaire au Mali.

Lancée au printemps 2013, la Minusma est devenue depuis la plus dangereuse des missions de l’ONU dans le monde avec 162 militaires et experts qui y ont perdu la vie, notamment dans des attaques menées par des groupes djihadistes contre des convois de ravitaillement. Cette situation explique en partie les réticences de l’opposition canadienne à l’envoi de ce contingent. Estimant que le Mali est une zone de guerre, le député conservateur Pierre Paul-Hus a dit vouloir un débat à la Chambre des communes sur les détails opérationnels de cette mission.

 

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