En visite dimanche dans un centre d’accueil de migrants en Sicile, le chef de file de La Ligue du Nord et nouveau ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est exprimé sur quelques aspects de la politique migratoire qu’il compte mener.

« L’Italie ne peut être le camp des réfugiés de l’Europe », a déclaré M. Salvini alors qu’il était venu au port sicilien de Pozzallo apporter son soutien à des candidats locaux de sa formation politique. « Nous n’aurons pas une ligne dure mais une ligne de bon sens », a-t-il poursuivi, se voulant rassurant, au milieu de ses sympathisants.

La veille, ce responsable politique s’en était sévèrement pris aux bateaux de secours affrétés par des organismes de la société civile, qu’il avait traités d’agir en « vice-passeurs ». Hier, il a justifié sa position : « personne ne m’enlèvera la certitude que l’immigration est un business … et voir des gens se faire de l’argent sur des enfants qui meurent ensuite me met en colère ».

Matteo Salvini estime ainsi « qu’il vaut mieux dépenser l’argent dans les pays d’origine ». Ensuite, il s’est dit favorable « s’il y a des ONG qui veulent faire leur travail gratuitement ». Une allusion aux associations qui s’occupent de l’accueil en Italie.

A l’intérieur du centre d’accueil de Pozzallo, cette personnalité politique a rencontré une centaine de migrants, dont des femmes et enfants, arrivés vendredi dernier. Ce « hotspot » a été installé depuis 2015 en Italie, de sorte que les migrants nouvellement arrivés soient enregistrés dans ce pays et ne puissent donc pas demander l’asile dans un autre Etat européen.

 

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