Après un premier appel de leur vice-président Mike Pence, les Etats-Unis ont de nouveau réclamé ce lundi, la suspension du Venezuela de l’Organisation des Etats américains (OEA).

Soutenus par six autres poids lourds de l’institution panaméricaine, les Etats-Unis accusent le Venezuela de déroger aux règles démocratiques.

La requête américaine a été formulée par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de l’OEA à Washington. Selon lui, cette suspension, qui serait prévue par la Charte démocratique interaméricaine « quand un Etat membre interrompt de manière anticonstitutionnelle l’ordre démocratique », « montrerait que l’OEA met ses actes en cohérence avec ses paroles, et enverrait un message puissant au régime Maduro ».

Mike Pompeo a également appelé davantage de pays latino-américains à rejoindre la campagne américaine de sanctions économiques et diplomatiques contre Caracas.

Les Etats-Unis et plusieurs autres pays en Amérique et dans le reste du monde, n’ont pas considéré la dernière élection présidentielle organisée au Venezuela le 20 mai dernier et remportée par le président sortant Nicolas Maduro.

Les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, le Chili, l’Argentine et le Pérou, sept des plus importants pays de l’institution, ont ainsi présenté hier un projet de résolution pour obtenir des autres membres de l’organisation la suspension du Venezuela, et la non reconnaissance des résultats de la présidentielle du 20 mai.

Le Venezuela est sous les feux des critiques pour la réélection du contesté président Maduro, mais plus généralement pour sa gestion de la crise de protestation dans le pays.

Des experts mandatés par l’OEA ont publié la semaine dernière, un rapport dans lequel ils disent avoir identifié 131 victimes de meurtres pendant les manifestations de 2014 à 2017 où l’auteur a été identifié comme étant membre des forces de sécurité de l’Etat et/ou des colectivos (groupes armés progouvernementaux), et font état de 8.292 exécutions extrajudiciaires enregistrés depuis 2015. En plus, près de 12.000 Vénézuéliens ont été détenus ou emprisonnés de manière arbitraire depuis la présidentielle de 2013.

 

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