Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo a annoncé jeudi en conférence de presse, la mise en place d’un «groupe de travail» avec pour mission de faire respecter les sanctions de Washington contre l’Iran.

Ce groupe de travail sera dirigé par l’émissaire américain spécial pour l’Iran Brian Hook et sera chargé de diriger, réévaluer et coordonner tous les aspects des activités du département d’Etat liées à l’Iran.

La création de ce groupe de travail est assortie d’une menace de sanctions «secondaires» contre les pays qui ne respecteraient pas les sanctions américaines contre l’Iran.

Après avoir dénoncé en mai dernier, l’accord nucléaire signé en 2015, le président américain Donald Trump a décidé de rétablir début août les sanctions économiques contre l’Iran et compte bien les faire respecter par les autres pays.

Après une première série qui consiste entre autres en des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale, une deuxième salve de sanctions américaines doit entrer en vigueur début novembre. L’objectif des Etats-Unis est de réduire à zéro d’ici le 4 novembre les importations de pétrole iranien de chaque pays.

Washington souhaite que Téhéran renonce à une longue liste d’activités comme le soutien au régime syrien et au Hezbollah libanais, son programme de développement de missiles, son programme nucléaire et les détentions de ressortissants américains. Ce changement de comporterait pourrait amener les Etats-Unis à conclure un nouvel accord avec l’Iran.

Mais l’Iran ne se montre pas pour le moment disposé à négocier et les gouvernements européens, qui sont toujours signataires de l’accord iranien, ont protesté contre les mesures américaines.

Mais échaudées par l’expérience de BNP Paribas, la première banque française, qui a écopé d’une amende de record de 8.9 milliards de dollars en 2014 ainsi que d’une suspension provisoire de certaines de ses activités aux Etats-Unis pour avoir enfreint l’embargo américain dans certains pays comme l’Iran ou le Soudan, les entreprises européennes se sont très rapidement désengagées d’Iran.

 

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