Le chef d’Etat sud-africain Cyril Ramaphosa est dans l’obligation de restituer au trésor public, la somme de 31.200 euros (34.320 dollars) de fonds de campagne qui correspond à un don de Bosasa, une entreprise de services controversée actuellement poursuivie par la justice pour divers contrats douteux.

Cette affaire vient ternir la lutte contre la corruption dont le président Ramaphosa avait fait son cheval de bataille lors de sa campagne électorale. Ce dernier a reconnu avoir bénéficié de plus de 31.000 euros (34 100 dollars) de dons provenant d’une entreprise sulfureuse. Ces fonds ont été utilisés lors de sa campagne pour la présidence de l’ANC en 2017.

S’exprimant devant le Parlement, le dirigeant sud-africain a affirmé, en premier lieu, que cette somme avait été versée à son fils Andile, en qualité de consultant pour Bosasa.

Par la suite, M. Ramaphosa a fait machine arrière ces derniers jours, admettant dans une lettre à l’attention de la présidente de l’Assemblée nationale, que ce paiement était en réalité un don pour sa campagne électorale.

Le chef de l’Etat sud-africain a assuré que cette donation a été «faite à son insu», avant de promettre de la restituer et «d’ouvrir une enquête sur la provenance précise de toutes les donations à sa campagne».

Pour l’opposition, Ramaphosa a «menti» exprès devant les élus, sachant très bien que ces fonds constituaient «de l’argent sale».

 

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