Le revenu de citoyenneté et la réforme des retraites adoptés en Italie

Le gouvernement italien a approuvé jeudi soir, les décrets-lois instaurant le «revenu de citoyenneté» (RDC) et abaissant l’âge de la retraite, mais bien que ces textes entrent en vigueur dans les jours à venir, ils devront d’abord être approuvés par le Parlement dans un délai de 60 jours.

Le budget 2019 de l’Italie a mobilisé 7 milliards d’euros  pour le RDC, qui constitue la mesure phare du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème). Durant le même exercice, il est également prévu une enveloppe de 4 milliards d’euros pour la réforme des retraites, qui est la principale promesse électorale de La Ligue (extrême-droite).

Il est à noter que cette dernière mesure bénéficiera d’une ligne budgétaire de 8,6 milliards d’euros en 2020.

Le RDC, qui a été instauré pour les cinq millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Italie, a pour objectif de favoriser la réinsertion et de relancer la croissance par le biais de la demande. Cette rémunération s’élèvera à 780 euros par mois pour une personne seule sur une période de 18 mois. Elle pourrait être augmentée ou diminuée suivant la situation du foyer.

Les bénéficiaires du RDC devront résider en Italie depuis deux ans pour les autochtones et au moins dix ans pour les étrangers. Ils n’auront pas la possibilité de rejeter plus de deux offres d’emploi, dont la deuxième pourrait se situer jusqu’à 250 km de leur domicile et la dernier, partout sur le sol italien.

Les employeurs d’un bénéficiaire du RDC profiteront de déductions fiscales équivalant à son RDC pour la durée qu’il lui restait à en jouir. Les bénéficiaires désireux de lancer leur propre entreprise jouiront également d’un accompagnement similaire.

Quant à la réforme des retraites, nommée « Quota 100 », elle vise à rendre possible les départs à compter de 62 ans et 38 années de cotisations, pendant que l’âge de la retraite est de 67 ans dans la législation italienne en vigueur.

Andreï Touabovitch

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