« Au moins 31 personnes » ont trouvé la mort à Madagascar, lors du passage du cyclone Gezani dans la deuxième ville du pays, Toamasina, ont annoncé dans la soirée du mercredi 11 février, les autorités malgaches de la Transition.
Près de 18.000 habitations ont été détruites selon le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), sans compter les quelques 50.000 autres endommagées ou inondées, déplorent les autorités malgaches.
Le pouvoir d’Antananarivo indique que le « bilan » de ce drame survenu dans la soirée du mardi 10 février, va être revu à la hausse, compte tenu de l’amplitude de la violence du cyclone Gezani et de la fragilité des infrastructures de base dans la ville de Toamasina, plus connue sous le nom de Tamatave.
« Ce qui s’est passé est une catastrophe: près de 75% de la ville de Toamasina a été détruite », a dressé comme bilan le colonel Michaël Randrianirina (Président de la Transition depuis octobre 2025). Des rafales de 250 km/h ont touché de plein fouet cette ville portuaire de près de 400.000 habitants, « où au moins 4 personnes sont aussi portées disparues, et 36 blessées gravement », selon un bilan provisoire du BNGRC.
Dans la foulée, le Président Michaël Randrianirina a lancé la veille, « un appel à l’aide auprès de nos partenaires et bailleurs de fonds internationaux, car la situation actuelle dépasse les capacités de Madagascar à elle seule ».
Des postures étatiques qui font craindre un « bilan humain lourd » sur cette île où la grande majorité (71,9%) des habitations « est constituée par des murs précaires » construites essentiellement à l’aide «des tiges ou écorce ou feuille, et de brique non cuite ou terre battue », selon des statistiques officielles datant de 2021.
