A l’occasion d’une visite du ministre chinois en charge de la Défense à Phnom Penh, la Chine et le Cambodge se sont engagés dans un accord de coopération militaire.

Hier lundi 28 mai 2012, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense du Cambodge, Tea Banh, et le ministre chinois de la Défense, Liang Guanglie, ont paraphé des documents portant sur la coopération dans le domaine militaire. En clair, il s’agit de la formation des militaires cambodgiens par la Chine. Depuis un certain temps, Pékin avait déjà entamé ce cycle mais Phnom Penh a souhaité le prolonger. Vu la proximité diplomatique des deux pays, cela n’a posé aucun problème. Selon M. Banh, « l’aide chinoise contribue fortement au développement des compétences de l’armée cambodgienne en matière de défense nationale ». Mais, l’amitié entre le Cambodge et la Chine ne se limite pas qu’à la coopération sur le plan purement militaire. L’Empire du Milieu aide aussi son partenaire dans biens d’autres domaines, dont ceux de la santé et de l’éducation. Aussi, M. Liang a apporté avec lui un chèque de 20 millions de dollars américains en vue de financer la construction d’hôpitaux et d’écoles.

Par ailleurs, les deux pays se sont promis soutien mutuel sur la scène internationale. Bien que cette coopération semble forte, certains observateurs la trouvent déséquilibrée. Tout récemment, la presse internationale rapporte, par exemple, que la Chine a acquis des terrains de forêt des Cardamomes au Cambodge à … 1 dollar l’hectare/an. A ce prix défiant toute concurrence, Pékin s’est empressé de mettre la main sur 36 000 hectares et a rasé toute la verdure pour initier des projets autres. Et, il n’est pas rare de ne voir que des ouvriers chinois travailler dans les exploitations de Pékin au Cambodge. Pire, cette main d’œuvre est plus onéreuse que celle constitue les autochtones. Allez-y trouver une logique !

 
 

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