Transition en Guinée-Bissau : La CEDEAO disposée à accompagner de nouvelles mues politiques

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a salué, dans un communiqué publié le week-end écoulé à Abuja, la capitale du Nigeria, les mesures de décrispation politique annoncées par les autorités de la Transition en Guinée-Bissau.

La CEDEAO estime que ces mesures « visent à promouvoir un environnement politique inclusif et à faire avancer le processus de retour à l’ordre constitutionnel » dans cet Etat qui a relance la Transition en novembre 2025.

Selon la Commission de la CEDEAO, le Président de la Transition de la Guinée-Bissau, Horta Inta-A a détaillé dans une lettre adressée au Président en exercice de la CEDEAO, le Sierra-Léonais, Julius Maada-Bio, une série de mesures politiques prises.

Il s’agit entre autres, de la « Constitution d’un Gouvernement de Transition inclusif, la nomination de dix représentants des deux principaux groupes politiques au Conseil national de Transition et la libération de tous les prisonniers politiques » ainsi que « l’amélioration des conditions de détention, de Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert) détenu depuis fin novembre 2025 et le retrait de la demande de départ de la Mission de soutien à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB).

La CEDEAO exhorte « toutes les parties prenantes de la Guinée-Bissau à travailler de manière concertée en faveur d’une Transition pacifique et crédible, conduisant à la tenue d’élections démocratiques » dans les meilleurs délais.

Depuis le 26 novembre 2025, les Forces armées de la Guinée-Bissau ont pris le contrôle total des pouvoirs de l’Etat, en renversant le Président Umaro Sissoco Embalo. Le général Horta Inta-A a été investi Président de la Transition « pour un mandat d’un an ».

Le 21 janvier 2026, le Président Horta Inta-A a fixé, par décret, la date du « 6 décembre 2026 pour la tenue des élections législatives et présidentielles » pour sortir de la nouvelle Transition en cours et rétablir l’odre constitutionnel dans le pays comme le souhaite la CEDEAO.

 

Andreï Touabovitch