L’UA « demeure saisie et préoccupée » par les nouvelles violences au Tigré

Par la voix du Président de sa Commission, Mahmoud Ali Youssouf, l’Union Africaine (UA) a appelé le week-end écoulé, à la plus « grande retenue dans la région éthiopienne du Tigré » qui est à nouveau le théâtre de violences à bas bruit ces dernières semaines.

L’UA a souligné qu’elle suit de très près la « situation dans certaines parties de la région du Tigré, située dans l’extrême Nord de ce pays d’Afrique de l’Est, et qu’elle est profondément préoccupée par les développements récents ».

Aux yeux de l’organisation continentale, il est important et crucial de continuer à préserver les « gains durement acquis dans le cadre de l’Accord de cessation permanente des hostilités conclu, sous la médiation de l’UA, entre le Gouvernement fédéral éthiopien et le TPLF (Front populaire de libération du Tigré) fin 2022 ».

Dans sa nouvelle sortie sur le sujet, Mahmoud Ali Youssouf a appelé toutes les « parties du Tigré à faire preuve de la plus grande retenue, à éviter toute action susceptible de saper la confiance, à résoudre toutes les questions en suspens par un dialogue constructif et à respecter pleinement les obligations et l’esprit de l’accord de paix de 2022 ».

Comme entre 2020 et 2022, les nouvelles violences en cours au Tigré se déroulent à l’abri des regards de grands médias nationaux et internationaux, faisant craindre des affrontements plus généralisés.

L’UA rappelle dans un communiqué, qu’elle demeure « prête à intensifier ses efforts pour promouvoir le dialogue, la coopération et le renforcement de la confiance entre les parties concernées, afin de soutenir la paix et la stabilité durables dans la région du Tigré ».

Des enjeux territoriaux et sociopolitiques ont été au centre d’un conflit de deux ans (2020 à 2022) entre les Forces alliées du Gouvernement fédéral et les Forces du TPLF.

Ce conflit très meurtrier a plongé des millions de personnes dans un besoin urgent d’aide humanitaire non satisfait globalement à ce jour, malgré des pressions diverses de Washington.

Andreï Touabovitch