Des combats dans le sud-est de la Turquie ont causé la mort de 18 personnes. Ils opposaient l’armée régulière à la rébellion kurde.

Du côté des soldats, on regrette 8 morts et de l’autre, 10. Selon des informations officielles, ces affrontements ont eu lieu en raison de l’attaque du poste de Yesiltas dans la province de Hakkari. Les insurgés responsables de l’attaque, des membres du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK), se seraient servis des bases du nord de l’Irak comme portes d’entrée en Turquie. D’ailleurs, ces positions ont immédiatement fait l’objet d’une visite de hauts responsables turcs parmi lesquels des ministres et des militaires figuraient. Ces derniers temps, les attaques du PKK contre la Turquie sont de plus en plus fréquentes. Pourtant, un certain apaisement se faisait sentir entre le gouvernement et les défenseurs de la cause kurde. Pour preuve, le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, avait récemment annoncé la possibilité que la langue kurde soit enseignée dans les établissements d’Etat. La même autorité s’était même dite prêt à rencontrer la députée Leyla Zana, une des têtes d’affiche du mouvement kurde. L’élue, vraisemblablement favorable à ce rapprochement, avait déclaré le week-end dernier « mettre tous ses espoirs » en M. Erdogan, lequel « a toutes les capacités de parvenir à un règlement » du conflit opposant la Turquie aux Kurdes.

La question kurde ne date pas d’hier. En 1984, le PKK voyait le jour dans l’optique de défendre les droits de cette minorité. Près de trois décennies après, ce conflit a entraîné la mort de 45 000 personnes. Aujourd’hui, le PKK est assimilé, dans bien de pays dont la Turquie,  à une organisation terroriste. Néanmoins, d’autres formations politiques kurdes sont autorisées. C’est le cas du Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP).

 
 

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