La Chine table sur un accord d’investissement avec l’UE avant la fin de 2020

Le ministre chinois des Affaires étrangères chinois, Wang Yi a déclaré dimanche lors d’une conférence-débat à Paris, que la conclusion d’un accord sino-européen sur les investissements est possible d’ici à la fin de cette année. 

La conférence-débat avait lieu à l’Institut français des relations internationales (IFRI) à Paris, dans le cadre d’une tournée en Europe du chef de la diplomatie chinoise visant à renforcer les liens de Pékin avec le vieux continent alors que les rapports de la Chine avec les Etats-Unis ne cessent de se corser. 

Les négociations entre Chinois et Européens durent depuis sept ans pour trouver une entente sur la protection des investissements étrangers garantissant le respect de la propriété intellectuelle, la fin des transferts de technologie imposés aux entreprises étrangères et celle des subventions aux entreprises publiques chinoises, autant de préoccupations soulevées par les Etats-Unis dans leur guerre commerciale contre la Chine. 

En mai, l’ambassadeur de l’Union européenne à Pékin avait indiqué que l’Union européenne espérait parvenir au plus tard en septembre, à un accord avec la Chine sur la protection des investissements étrangers, qu’il avait présenté comme la « clé » de la reprise mondiale attendue après l’épidémie de coronavirus. 

Mais en juin, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen faisait état d’une relation « difficile » avec Pékin, disant souhaiter plus de volonté de la part de la Chine et déplorant un bouleversement des calendriers internationaux par la pandémie, avec notamment le report d’un sommet extraordinaire avec le président chinois, Xi Jinping, initialement prévu en septembre à Leipzig. 

Sur le plan bilatéral, la France, par la voix de son président, Emmanuel Macron, a appelé à faire des progrès « concrets et rapides sur les secteurs structurants » du partenariat sino-français, dont le nucléaire civil et l’agroalimentaire, des points également abordés par le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, lors d’un entretien samedi au Quai d’Orsay, avec son homologue chinois.

Andreï Touabovitch