L’UE attend du Venezuela, une suite à sa demande de report des législatives

Les services la diplomatie européenne, ont annoncé mercredi dans un communiqué, que l’Union européenne (UE) a réitéré sa demande aux autorités du Venezuela de reporter de six mois les élections législatives programmées pour le 6 décembre et attend leur réponse. 

Les services du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell ont réaffirmé qu’ils estiment que, sans un report et une amélioration des conditions démocratiques et électorales, l’Union européenne ne peut pas envisager d’envoyer une mission d’observation électorale, et ne pourra donc pas reconnaître le résultat de ce scrutin. Un responsable européen a précisé qu’une réponse doit leur parvenir d’ici deux semaines, après quoi ils la considèreront comme négative. 

Pour faire passer ce message, Josep Borrell a dépêché à Caracas une mission qui a rencontré durant cinq jours toutes les parties vénézuéliennes, à savoir des représentants du régime, les dirigeants de tous les partis de l’opposition, dont Juan Guaido et l’ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles qui s’est aligné sur la position européenne après avoir appelé début septembre à participer au scrutin, les chefs de l’Eglise, le représentant du Pape et les principaux dirigeants d’entreprises. 

Mais à leur retour à Bruxelles, les émissaires de l’UE se sont montrés peu optimistes quant à la réponse du régime de Nicolas Maduro. De plus, l’opposition est divisée, avec une partie proche du régime, qui appelle à participer avec l’ambition de remporter de nombreux sièges de députés. 

L’Union européenne ne reconnaît aucune légitimité au président Nicolas Maduro et soutient l’Assemblée nationale, seul organe démocratiquement élu au Venezuela, et son président, Juan Guaido. 

Les élections du 6 décembre doivent renouveler le Parlement actuellement détenu par l’opposition. Pour certains européens détracteur du régime, l’objectif de ce scrutin est de reprendre la président de l’Assemblée à Juan Guaido, qui a pris la tête d’une trentaine de partis tous pour le boycott de l’élection. 

Andreï Touabovitch