Libye: L’accord de Skhirate demeure l’unique document auquel on peut se référer selon Khaled Al Mechri

Le président du Haut Conseil d’État libyen, Khaled Al Mechri, a affirmé mercredi à Rabat (capitale du royaume du Maroc), que l’accord de Skhirate demeure l’unique document auquel on peut se référer pour la résolution de la crise libyenne.

Il s’agit d’un document constitutionnel puisqu’il fait partie de la déclaration constitutionnelle en Libye, a relevé M. Al Mechri dans une déclaration à la presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger Nasser Bourita, soulignant que la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’Onu considère que l’accord politique constitue une référence.

Il a par ailleurs affirmé que sa visite, la quatrième du genre, au Maroc vient confirmer le rôle positif joué par le Royaume sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et sa position visant à parvenir à un consensus pour résoudre la crise libyenne.

M. Al Machri a, à cet égard, rappelé que les importants efforts déployés par le Maroc ont permis d’aboutir à des accords à Bouznika entre le haut conseil d’Etat et la Chambre des représentants sur les postes de souveraineté.

L’action doit être désormais concentrée sur l’examen des moyens pour mettre en oeuvre les accords de Bouznika en vue de permettre de retrouver l’équilibre économique et financier de l’Etat et parvenir à des solutions définitives en Libye, a poursuivi M. Al Machri.

Il a aussi insisté sur la nécessité de mettre en œuvre l’article 15 de l’accord politique et de réfléchir à l’organisation des élections.

« Nous commençons à s’engager, avec l’aide des frères marocains, sur la bonne voie pour parvenir à l’achèvement de la période de transition », a-t-il encore dit, réitérant ses remerciements et sa gratitude au Maroc, Roi, gouvernement et peuple, pour les efforts qu’il mène pour rassembler les Libyens.

Par ailleurs, le ministre marocain a aussi souligné que cet accord accorde la légitimité aux institutions et à toutes les composantes du dialogue et doit demeurer une référence dans le cadre des tous les développements que connaît ce dossier et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Andreï Touabovitch