Malgré les fortes objections de la Turquie, le gouvernement chypriote a annoncé qu’il avait l’intention de poursuivre ses exportations gazières, avec le lancement d’un deuxième appel d’offres pour octroyer des droits d’exploitation sur sa zone économique exclusive (ZEE), très riche en hydrocarbures.

L’annonce de la poursuite de ces prospections gazières a déclenché la colère de la Turquie qui les qualifie d’illégales et qui a immédiatement envoyé un bateau de prospection dans la région, conformément à un accord avec la République turque de Chypre du nord (RTCN), tout en précisant que l’ensemble de ces zones seraient placées sous surveillance constante de l’aviation et de la marine turque. La virulente réaction d’Ankara peut être justifiée non seulement par le fait que ce forage soit le résultat d’un accord signé entre Chypre et Israël sur la délimitation de leurs zones économiques exclusives en vue de faciliter l’exploitation réciproque de leurs gigantesque champs gaziers, mais aussi parce qu’une telle exploitation exclurait les chypriotes de la partie turque. En réponse aux objections turques, Chypre a affirmé que ces dernières n’ébranlaient en rien sa détermination à exercer, dans le respect du droit international, ses droits souverains dans sa zone économique exclusive en poursuivant des prospections gazières, et  peu importe les réactions et menaces d’Ankara. Par ailleurs, les premières évaluations de Noble Energy pour le compte de Chypre ont estimé les réserves gazières sous marine de cette zone aux alentours de 85 milliards en 2012, pour atteindre  255 milliards de mètres cubes en 2015, ce qui devrait permettre aux chypriotes de répondre à leurs besoins en gaz domestiques durant plusieurs décennies.

La persistance de ce conflit gazier constituera sans aucun doute une barrière supplémentaire au processus de normalisation des relations entre.les deux pays.

 

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