Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a annoncé cette semaine la composition d’une commission chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens pendant cette dernière confrontation armée entre l’Etat hébreu et le Hamas, une éventualité à laquelle Israël semble s’être bien préparé.

une-bombe-israelienne-non-exploseeLa Commission des Nations unies enquêtera sur « toutes les violations de la loi humanitaire internationale et des lois internationales sur les droits de l’Homme ». Elle commencera sa période d’investigation depuis le 13 juin dernier, bien avant le déclenchement le 8 juillet de l’opération israélienne « Bordure protectrice » et se concentrera plus sur la bande de Gaza occupée.

Les enquêteurs onusiens devraient présenter leur rapport en mars 2015. Bien qu’aucun parti n’ait été pointé du doigt par cette initiative, Israël s’est immédiatement senti visé et a tout de suite révélé sa ligne de défense. Le porte-parole de l’armée israélienne Aryé Shalicar a révélé la mise en place dès le début de l’opération « Bordure Protectrice » d’une commission d’experts militaires chargée de répertorier chaque évènement, notamment les plus tragiques, dans lesquels beaucoup de civils ont été tués.

Une équipe de juristes a également été mise sur pied pour appuyer les accusations que la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni a l’intention de porter contre le Hamas pour « crimes de guerre ». Israël entend dénoncer l’attitude du Hamas qui tirerait des roquettes sur des populations civiles israéliennes tout en utilisant les civils palestiniens comme « boucliers humains ».

Israël n’a pas encore décidé si oui ou non il participerait aux travaux de la Commission des Nations unies. Mais leur enjeu est de taille pour l’Etat hébreu. Des procédures engagées devant des tribunaux internationaux pourraient aboutir au lancement à l’étranger de mandats d’arrêts contre des officiers et des responsables politiques.

 

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