« Il n’y a désormais plus de région en Somalie qui se trouve encore soumise à des conditions de famine ». Une déclaration faite le week-end dernier par José Graziano de Silva, le Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), afin d’annoncer la fin de la crise alimentaire dans ce pays de la Corne de l’Afrique.
La Somalie aura connu l’un des semestres les plus difficiles de son histoire. En effet, c’était le 20 juillet dernier que l’ONU avait déclaré certaines régions du Sud du pays en état de famine. Une situation causée par la sécheresse prolongée dans la Corne de l’Afrique, considérée comme la pire des six dernières décennies. Mais, tout cela fait désormais partie du passé : à l’aridité s’est substituée une très forte saison de pluies, laquelle a largement favorisé les activités agricoles. Aussi, depuis novembre dernier, l’ONU avait déclaré la fin de la famine dans certaines régions, dont Bay, Bakol et celle du Bas Shabelle. A ce lot, viennent de s’ajouter la capitale Mogadiscio et sa région ainsi que Afgoye, qui, elles, demeuraient encore victimes de la famine.
Malgré cette bonne nouvelle, la situation demeure toujours précaire en Somalie. Surtout, du fait que le pays ne dispose pas d’un réel gouvernement et est partiellement contrôlé par les rebelles islamistes Shebab. « Il y a toujours 2,34 millions de personnes touchées par la crise » en Somalie, insiste le patron de la FAO. Ainsi, « si nous ne continuons pas aider ces gens …, ils ne vont pas survivre et la famine reviendra ». Selon M. Graziano de Silva, l’on dispose de « 100 jours pour éviter une nouvelle famine dans la région ».
Un délai bien court lorsqu’on voit avec quelle lenteur la communauté internationale s’est mobilisée au début de la famine somalienne.

 

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