Wolfgang-NiersbaschSuite à son implication dans un scandale de corruption présumée autour de l’attribution de la Coupe du monde de football 2006, le président de la fédération allemande, Wolfgang Niersbasch, a présenté sa démission. Ses vice-présidents Reinhard Rauball et Rainer Koch assureront sa succession.

Dans un communiqué rendu public après une audition du patron du football allemand par ses pairs au siège de la fédération à Francfort, Niersbasch a déclaré avoir constaté qu’il était temps pour lui de « prendre la responsabilité politique » dans cette affaire. Et d’ajouter qu’il était présent « depuis le premier jour de la candidature pour la Coupe du monde 2006 » et a «travaillé à travers les années d’une façon propre, digne de confiance et correcte ».

«Dans les domaines qui m’ont été assignés, le marketing, les médias, les accréditations et l’organisation de l’évènement, je peux dire avec bonne conscience que je n’ai personnellement rien à me reprocher », a renchéri le désormais ex-président de la fédération allemande de football.

Sa démission a été annoncée au terme d’une audition par les présidents des seize associations régionales formant la fédération allemande.

Bien entendu, l’affaire autour de l’attribution du Mondial 2006 et les 6,7 millions d’euros (7,4 millions de dollars) provenant de la DFB qui auraient été versés à la FIFA, était à l’ordre du jour de cette rencontre de crise.

A l’époque, Wolfgang Niersbasch était membre du Comité d’organisation de la Coupe du monde de football 2006, lequel était dirigé par Franz Beckenbauer. D’après lui, la somme versée à la FIFA ne visait pas à garantir à l’Allemagne de se voir attribuée l’organisation de cet évènement sportif mais plutôt un montage que l’ancien dirigeant d’Adidas, Robert Louis-Dreyfus, avait payé par l’entremise de Beckenbauer etce, dans le but d’obtenir 170 millions d’euros (187 millions de dollars) de subvention de la part de la FIFA qui contribueraient à l’organisation du Mondial.

Alors que la première instance du football mondial a nié en bloc ces allégations, Franz Beckenbauer a, de son côté, reconnu « une erreur » dans cet affaire, affirmant néanmoins, qu’il n’y avait «pas eu de voix achetées».

 

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