La ville de Malabo située sur l’île de Bioko, n’est plus depuis le week-end écoulé la capitale politique de la Guinée équatoriale. Elle vient d’être remplacée suite à un décret-loi signé ce week-end, par le Président Teodoro Obiang Mbasago, par la cité de Ciudad de la Paz, autrefois appelée Oyala.
La nouvelle capitale relève de la province de Djibloho qui est la 8è Province du pays depuis 2017 et se trouve dans l’Est, en pleine forêt équatoriale.
Aux titres de ce décret, « les services de la Présidence, les pouvoirs de l’État, les organes constitutionnels, les organismes gouvernementaux et les entreprises publiques de l’État devront prendre, dans un délai d’un an », toutes les mesures et dispositions nécessaires pour leur transfert et leur installation effective à Ciudad de la Paz.
«Cette mesure contribuera au maintien de la paix, à la modernisation de la gestion publique, à la diversification des zones de développement et au renforcement de l’unité nationale», explique l’exécutif dans son décret-loi.
La décision du changement de capitale politique dans ce pays exportateur d’hydrocarbures, était en branle depuis 2008. Elle est mue, selon le Président Teodoro Obiang Mbasago, par la « situation géographique de Ciudad de la Paz et son potentiel d’extension, cette cité représentant l’option idéale pour abriter la capitale de Guinée équatoriale ».
Le gouvernement équato-guinéen a aussi justifié la délocalisation de sa capitale politique par d’autres motifs comme « la croissance urbaine rapide des villes de Malabo et de Bata, la capitale économique, sur le continent, au cours des dernières années.
Une croissance alimentée par les autorités de Malabo « par l’afflux constant de migrants en provenance des zones rurales et des petites villes, en raison de la concentration des infrastructures, des services publics, des emplois et des bureaux dans ces deux villes » clés du pays d’Afrique centrale.
