Sahel/Djihadisme : Le Niger relance ses accusations officielles contre la France

Le Chef de l’Etat du Niger et patron du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani a de nouveau porté, le week-end écoulé, de graves et nouvelles accusations à l’encontre de la France, dans le cadre du cycle d’attaques terroristes que son pays subit depuis près de 2 décennies.

Selon les arguments du dirigeant Tiani, la France n’a « pas renoncé à ses tentatives de déstabilisation du Niger », assurant au passage, que les Forces de défense et de sécurité (FDS) du pays « sont prêtes à riposter fermement à toute forme d’agression ».

Paris a « poussé et financé les auteurs » de la récente attaque armée survenue dans la zone de l’Aéroport international ‘Diori Hamani de Niamey’ dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, a accusé sans fards, le Président nigérien, Tiani.

Il a souligné avoir formulé ces accusations « sur la base de renseignements obtenus par le Niger », précisant que c’est la France qui a « poussé des mercenaires à s’aventurer dans cette action».

«La DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) française et des Forces spéciales ont inondé les mercenaires d’armes et d’équipements depuis avril 2025 dans la région du Liptako-Gourma (aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso) », a tenu détaille le Chef de l’Etat nigérien.

Selon ses dires, Paris a également « fourni une somme de 300 millions de francs CFA (environ 542.000 dollars) à des groupes armés, y compris le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) pour mener leurs opérations » contre l’aéroport de Niamey.

Une enquête officielle nigérienne est menée actuellement autour de « l’attaque djihadiste » conduite dans la « nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre l’aéroport Diori Hamani de Niamey. « 20 mercenaires ont été tués, onze autres ont été arrêtés », selon un bilan officiel nigérien rendu public à la suite de cette attaque armée.

 

Andreï Touabovitch