A cause de la lourdeur des frais, l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), d’ordinaire basée à Londres, pourrait déménager vers l’Afrique. En toute logique, les pays les plus à même d’accueillir cette institution sont la Côte d’Ivoire et le Ghana, de par leurs rangs dans la production mondiale des fèves – ce sont les deux principaux producteurs mondiaux – et l’importance de la filière du cacao dans leurs économies respectives. Pour preuve, la Côte d’Ivoire a établi un nouveau record de production à 1,5 millions de tonnes de cacao lors de la campagne 2010 – 2011. Une telle performance devait normalement lui octroyer l’honneur d’accueillir l’ICCO. Mais, les difficultés politiques qu’elle traverse constituent un frein à cette venue. Le conflit postélectoral, qui reste toujours vivace dans les mémoires, jouera certainement un rôle non négligeable dans la prise de décision finale. C’est dans cette brèche que veut s’engouffrer le Ghana. Ce pays a établi son propre record de production de cacao à plus d’un million de tonnes en 2011. Contrairement à son voisin ivoirien, il bénéficie d’une stabilité politique modèle. Un atout qui pourrait séduire l’administration de l’ICCO. Mais, la Côte d’Ivoire n’entend pas se laisser faire si facilement.

Ainsi, les autorités ont accordé à l’ICCO une période de gratuité longue d’une décennie au cas où elle s’établirait dans le pays. Ce temps lui permettra de construire son propre siège. De toute façon, cette question sera débattue lors de la prochaine réunion semi-annuelle de l’ICCO en Equateur, après quoi ce serait  un peu plus clair.

 
 

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