Accusé d’avoir autorisé l’achat du silence d’un député condamné dans le cadre d’un vaste scandale financier, le président brésilien, Michel Temer est confronté à de multiples appels à sa démission.

La corruption demeure le sujet dominant dans le débat politique au Brésil. Présentement, le chef de l’Etat, qui avait pesé dans le processus de destitution de la précédente dirigeante, Dilma Rousseff, semble pris dans un tourbillon similaire. Il est soupçonné d’entrave à la justice et de corruption.

Tout est parti des allégations du quotidien «O Globo», qui, dans son édition du 17 mai dernier, rapportait que Temer avait été enregistré alors qu’il autorisait le versement de pots-de-vin destinés à garantir le silence de l’ancien chef de la Chambre des députés, Edouardo Cunha. Ce dernier purge actuellement une peine de prison pour son implication dans le vaste scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Ces informations ont entraîné des protestations de rue dans le pays. Les formations politiques de gauche, les centrales syndicales et les organismes de la société civile ont appelé à manifester dimanche dernier, sans le succès escompté, dans divers villes brésiliennes pour appeler à la démission du président Temer et la tenue de nouvelles élections anticipées.

Par ailleurs, le dirigeant brésilien fera l’objet d’une enquête ouverte par le Tribunal suprême fédéral (STF) pour «obstruction à la justice» suite à la demande du procureur général Rodrigo Janot. De plus, l’Ordre des avocats du Brésil a largement voté samedi pour une demande de destitution du président Temer,par le parlement.

 

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