Washington ajoute Pékin sur sa liste noire du trafic d’êtres humains

Le gouvernement américain vient d’ajouter la Chine à sa liste noire des pays ne luttant pas assez contre le trafic d’êtres humains.

A la même occasion, cette liste a été allongée à trois autres pays, en l’occurrence le Congo-Brazzaville, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Mali, pour cause notamment de la tolérance pour les enfants soldats.

En fait, il s’agit d’un rapport annuel du Département d’Etat américain paru mardi. Le travail forcé dont est victime la minorité musulmane ouïghour et le rapatriement forcé de réfugiés nord-coréens sont également mentionnés dans ce document.

Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, a estimé que le gouvernement chinois « n’a pas de mesures sérieuses » pour remédier à cette situation, justifiant ainsi le déclassement de la Chine. Et d’ajouter que « les consommateurs américains doivent reconnaître qu’ils peuvent avoir un lien non désiré avec le travail forcé » à travers les produits qu’ils achètent.

Les pays classés au niveau 3 de cette liste, autrement dit au plus bas de cette échelle, peuvent se voir infliger des sanctions allant de restrictions dans l’aide américaine à la suspension des échanges culturels ou éducatifs avec les Etats-Unis.

Pour information, Haïti, qui avait été déclassé en 2016, est remonté cette année au niveau 2 suite à « des efforts significatifs » pour combattre la traite d’êtres humains. Néanmoins, ce pays reste « sous surveillance ».

Andreï Touabovitch

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