Quelques heures avant la réception à la Maison Blanche du président sud-coréen, Moon Jae-In, l’administration Trump a annoncé hier jeudi, pour la première fois, des sanctions contre une banque chinoise, accusée d’avoir facilité des transactions au profit de compagnies impliquées dans le développement de missiles balistiques en Corée du Nord.

La Bank of Dandong se retrouve ainsi mise à l’index et privée d’accès au système financier américain. L’administration américaine a également placé sur sa liste noire, deux ressortissants chinois accusés de faciliter le développement d’armes de destruction massive en Corée du Nord.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin a eu beau répéter que les sanctions américaines ne visaient «en aucune façon» la Chine, leur décision marque un tournant pour le président américain qui a, pendant plusieurs mois, salué les efforts de Pékin visant à inciter Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique.

De plus, l’annonce des sanctions américaines quelques heures avant la réception à la Maison Blanche du président sud-coréen prend une connotation particulière.

Le président américain Donald Trump entend par là, affirmer sa position dure contre le régime de Pyongyang alors que le nouveau président sud-coréen est plutôt partisan du dialogue avec son voisin du Nord.

Après un dîner officiel hier soir en compagnie de leurs épouses, les deux dirigeants doivent avoir de nouveaux entretiens ce vendredi, qui se focaliseraient sans surprise, autour des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

Les deux chefs d’Etat devraient également aborder le déploiement en Corée du Sud du THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), le bouclier anti-missiles américain, ainsi qu’une éventuelle réduction de l’effort financier des Etats-Unis dans la garantie de la sécurité de la Corée du Sud.

 

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