Le gouvernement vénézuélien du président socialiste Nicolas Maduro et l’opposition reprennent ce vendredi le dialogue en République dominicaine pour trouver une solution à la grave crise politique et économique qui secoue le pays.

Les discussions s’annoncent ardues, les précédentes rencontres n’ont permis d’arriver à aucun résultat et Nicolas Maduro vient d’annoncer qu’il briguera un nouveau mandat présidentiel.

De nouvelles exigences ont été exprimées pour cette nouvelle session de pourparlers. La Table pour l’unité démocratique (MUD), vaste coalition d’opposition, a réclamé la mise en place d’ « un canal humanitaire » afin d’importer des aliments et médicaments, frappés d’une sévère pénurie, ainsi que des « conditions équitables » pour l’élection présidentielle de 2018.

Le gouvernement socialiste, de son côté, a exigé de la MUD qu’elle appelle à la fin des sanctions des Etats-Unis, qui ont interdit à leurs citoyens et banques de négocier tout accord avec Caracas ou le groupe pétrolier d’Etat PDVSA, afin de dénoncer la radicalisation du gouvernement socialiste.

Depuis 2014, gouvernement et opposition vénézuéliens ont tenté sans succès à trois reprises de se rapprocher. Aujourd’hui, ce pays, où le chavisme concentre la quasi-totalité des pouvoirs, et qui regorge de ressources pétrolières, a été ruiné par l’effondrement des cours du brut.

Le président Nicolas Maduro tente de renégocier la dette extérieure du pays, estimée autour de 150 milliards de dollars alors que le Venezuela est déjà considéré comme étant en défaut de paiement partiel par plusieurs agences de notation.

Qu’à cela ne tienne, Nicolas Maduro, élu en 2013, a bien l’intention de briguer un nouveau mandat en 2018, décidé à profiter des divisions au sein de la MUD pour se maintenir au pouvoir avant que la crise économique ne s’aggrave.

 

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