La Cour suprême des Etats-Unis a donné son feu vert hier lundi à l’application pleine et entière du très controversé décret anti-immigration du président Donald Trump.

Bien que deux des neuf membres de la plus haute juridiction américaine aient exprimé leur désaccord avec cette mesure, la décision de cette institution infirme les blocages par des juges fédéraux de plusieurs Etats américains de certaines mesures de ce décret.

Les juges de la Cour suprême n’ont offert aucune explication à leur ordonnance, mais l’administration Trump martelait que la suspension du décret causait un «tort irréparable» aux Etats-Unis étant donné que sa politique reposait sur des préoccupations légitimes en matière de sécurité nationale et de politique étrangère.

Le décret anti-immigration de Donald Trump impose une interdiction d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de six pays dont la population est majoritairement de confession musulmane, à savoir l’Iran, la Libye, la Syrie, le Yémen, la Somalie et le Tchad, mais également la Corée du Nord, ainsi que des responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Le président américain assure que son décret migratoire a pour objectif de renforcer la sécurité nationale et de lutter contre le terrorisme. Mais cet argument est loin d’avoir convaincu les nombreux détracteurs de ce projet qui, sans oublier de rappeler le récent partage de vidéos antimusulmans de Donald Trump sur son fil Twitter, n’y voient qu’une mesure de discrimination contre des dizaines de millions de musulmans.

La vague de contestation qu’avait soulevé ce projet a amené l’administration Trump à rédiger trois moutures successives dans l’espoir de faire valider le décret et de le mettre en exécution.

 

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