Le parquet sud-coréen a requis mardi 30 ans de réclusion criminelle contre l’ancienne présidente Park Geun-hye ainsi qu’une amende de 90 millions d’euros. La présidente déchue est jugée pour corruption et abus de pouvoir.

Le parquet accuse l’ancienne présidente, âgée de 66 ans, d’avoir “abusé du pouvoir qu’elle détenait pour son bénéfice personnel et celui de Choi Soon-sil”, son amie de 40 ans, et d’avoir “violé les valeurs  constitutionnelles fondamentales de protection de l’économie de marché et de la liberté démocratique”.

Plus précisément, le parquet accuse Park Geun-hye d’avoir accepté ou s’être vue promettre des pots-de-vin pour un total de 45 millions d’euros de la part de trois conglomérats sud-coréens, à savoir Samsung, Lotte et SK, en collusion avec sa confidente et en échange de faveurs politiques.

Elle est également inculpée pour avoir contraint 18 grandes entreprises à “donner” un total de 59 millions d’euros à deux fondations douteuses placées sous le contrôle de Madame Choi. Park Geun-hye de son côté nie toute malversation. Le verdict de ce procès, ouvert en mai dernier, devrait être connu avant avril prochain.

Le scandale qu’avait provoqué cette affaire quand elle a été révélée, secouant au passage l’économie et l’élite politicienne du pays, a entraîné la destitution en décembre 2016 par l’Assemblée nationale de Park Geun-hye. La destitution a été confirmée en mars 2017 par la plus haute cour de justice du pays.

Depuis plus d’un an maintenant, l’ancienne présidente est en détention provisoire. Son amie et confidente Choi Soon-sil a été condamnée par le tribunal du district central de Séoul le 13 février à 20 ans de prison ainsi qu’à une amende et une saisie de ses biens pour avoir perçu des commissions occultes et pour ingérence dans les affaires de l’Etat.

 

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