Sans surprise, le Parlement chinois, dominé par le Parti communiste au pouvoir, s’est prononcé pour un nouveau mandat de cinq ans au Premier ministre Li Keqiang qui devrait rester, malgré tout, dans l’ombre du président Xi Jinping.

Li Keqiang a été réélu par 2.964 voix pour et deux contre durant la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), organisée au Palais du peuple à Pékin.

Li Keqiang a entamé son premier mandat en 2013. Alors qu’il enthousiasmait les dirigeants d’affaires en promettant un traitement «équitable» aux firmes étrangères, un rôle accru au marché et des réformes structurelles en faveur du privé, ce premier mandat a surtout été marqué par l’envolée de la dette du pays, susceptible selon de nombreux analystes de déboucher sur une crise financière aux conséquences potentiellement mondiales.

Cinq ans plus tard, Li Keqiang a vu son autorité se dissoudre face à celle du président Xi Jinping, qui se montre plus prompt à reconnaître dans cette potentielle crise financière, un risque majeur de déstabilisation.

Dans la réalité, les entreprises étrangères continuent à se plaindre régulièrement de discriminations dans certains secteurs, tandis que Washington et Bruxelles dénoncent volontiers le protectionnisme de la Chine.

Aujourd’hui, l’influence en termes de politique économique de Li Keqiang se fonde sur la reconnaissance préalable de Xi Jinping, qui a été reconduit samedi à l’unanimité dans ses fonctions de président après que le Parlement ait aboli la semaine dernière, la limite de deux mandats présidentiels de cinq ans.

 

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