La justice sud-africaine va poursuivre l’ancien chef d’Etat, Jacob Zuma, pour fraude et corruption, a annoncé vendredi dernier lors d’une conférence de presse le procureur général de l’Etat, Shaun Abrahams.

«Après examen de la question, je suis d’avis qu’il y a des chances raisonnables que M. Zuma soit poursuivi avec succès» devant la justice, a-t-il déclaré.

Jacob Zuma est accusé de corruption, fraudes, racket et blanchiment d’argent. D’après l’Autorité nationale sud-africaine des poursuites (NPA), il fait l’objet de 16 accusations relatives à 783 cas d’actes illicites présumés.

L’ex-dirigeant sud-africain a été accusé de corruption pour la première fois à la fin des années 1990. A l’époque, Jacob Zuma, alors vice-président du parti au pouvoir, l’ANC, avait été soupçonné d’avoir été corrompu au sujet d’un contrat d’armement public avec des entreprises étrangères.

Finalement, grace aux pressions de son parti l’ANC, les charges qui pesaient contre lui avaient été abandonnées pour vice de procédure en 2009, juste avant son élection à la tête du pays.

Ensuite, Jacob Zuma a été accusé en 2016 d’avoir rénové sa résidence personnelle avec des fonds publics. Et son nom a été cité à plusieurs reprises dans l’affaire Gupta, la famille de businessmen d’origine indienne impliquée dans diverses affaires de corruption.

Ces multiples polémiques et scandales, l’ex-chef d’Etat sud-africain Jacob Zuma a été contraint de démissionner de la présidence le 14 février dernier, après avoir été lâché par ses camarades de l’ANC.

 

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