Le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh a déclaré ce mercredi selon les médias locaux, que son pays laissait deux mois au groupe pétrolier français Total pour obtenir une dérogation auprès des Etats-Unis l’autorisant à se maintenir dans le projet d’exploitation South Pars 11 (SP 11) dans le pays.

A défaut de cette dérogation, l’Iran a l’intention de remplacer Total par China National Petroleum Corporation (CNPC) qui verrait ainsi sa participation dans le projet grimper à plus de 80%.

Le projet SP 11 est un projet d’exploitation gazière visant à fournir du gaz sur le marché national iranien qui a été conclu le 4 juillet 2017. En vertu de cet accord dont le montant est de 4.8 milliards, Total détient 50.1% des parts du consortium pour le développement de la phase 11 de Pars Sud, suivi par le groupe chinois CNPC avec 30% des parts et les 19.9% de l’Iranien Petropars.

Cet accord était le premier signé avec l’Iran après l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire historique signé en 2015 entre des grandes puissances et l’Iran, en vertu duquel Téhéran avait accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales.

L’annonce le 8 mai dernier par le président des Etats-Unis Donald Trump du retrait de son pays de l’accord sur le nucléaire iranien a entraîné la reprise des sanctions qui étaient en vigueur avant la mise en œuvre de l’accord historique, contre l’Iran mais également contre toutes les entreprises ayant des liens avec la République islamique à qui les Américains ont donné un délai de 90 à 180 jours pour se retirer d ‘Iran.

Le 16 mai, Total expliquait que s’il n’obtenait pas des Etats-Unis une dérogation le protégeant contre la réimposition des sanctions, il pourrait ne pas être en mesure de se maintenir dans le projet d’exploitation gazière en Iran.

 

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