La Russie et la Chine ont bloqué au Conseil de sécurité, la demande des Etats-Unis d’arrêter cette année, toute nouvelle exportation de pétrole vers la Corée du Nord.

Washington avait fait cette demande après avoir publié un rapport qui affirmait que la Corée du Nord a dépassé pour 2018, ses quotas d’importations fixés par dans le cadre des sanctions internationales qui lui sont imposées.

En fin de semaine dernière, les Etats-Unis ont fourni au Conseil de sécurité des photos satellitaires montrant des transbordements de pétrole et publié une liste de 89 navires, date à l’appui, ayant accosté en Corée du Nord depuis 2018.

Avec ces documents fournis par les services de renseignement américains, Washington affirme que «la Corée du Nord avait violé les quotas d’importation de pétrole raffiné pour 2018», fixés par l’ONU l’année dernière, grâce à des transbordements illicites de cargaisons en mer.

Tous ces éléments n’ont pas suffi à la Russie et à la Chine pour qu’ils consentent, comme le souhaitent les Etats-Unis, à interdire l’envoi de produits pétroliers raffinés à Pyongyang.

La Russie examine de près cette demande, cherche à avoir des informations complémentaires sur chaque cas de transfert illégal vers la Corée du Nord dénoncé par les Etats-Unis, et souhaite également des explications sur la méthodologie utilisée pour calculer les volumes de pétrole illégalement exportés.

La Chine a abondé dans le sens de la Russie, trouvant cette demande d’informations complémentaires légitime. Selon les procédures en vigueur à l’ONU, les Etats-Unis ont jusqu’à six mois pour répondre aux demandes russes et chinoises.

En rétorsion à la poursuite de ses programmes d’armement nucléaire et conventionnel, le Conseil de sécurité avait approuvé en 2017 trois séries de sanctions, dont une limitation des exportations de pétrole raffiné à destination de la Coré du Nord en 2018.

 

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