Peuplé en majorité de Kurdes, la tension et les violences ne cessent de gagner du terrain dans le sud-est de la Turquie où les attaques des rebelles du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) se sont multipliées depuis le début de l’été.

      C’est ainsi que ce mardi, la violence à encore frappée dans cette zone instable du territoire causant la mort de cinq policiers et de trois civils dont un enfant due à l’explosion d’une bombe dissimulée sur le bord d’une route. En effet, intervenu quelques heures après l’interpellation par la police de partisans présumés des rebelles kurdes, l’attentat a précisément eu lieu sur une route du district de Guroymak dans la province de Bitlis au passage d’un véhicule de police. Pour les autorités turques il n y a aucun doute, ces attaques proviennent bel et bien des rebelles du PKK qui tentent par tous les moyens d’exercer une pression en utilisant la violence afin que leurs différentes requêtes soient prises en considération. D’une part, ces derniers réclament d’avantage d’autonomie en Turquie et d’autre part, la libération de leur leader Abdullah Ocalan emprisonné sur une île de la mer de Marmara près d’Istanbul. D’ailleurs pour ce dernier, l’issue du conflit et la reprise des discussions de paix ne dépendent essentiellement que de la volonté des autorités. Tandis que pour la Turquie, l’heure n’est plus aux négociations car elle menace de déclencher une offensive militaire  contre les bases du PKK dans le nord de l’Irak où seraient retranchés environ 2000 combattants de ce mouvement jugé par plusieurs pays comme étant des terroristes.

     Remontant à 1984, date à laquelle le PKK a pris les armes, ce conflit à causé au total  plus de 40.000 morts, militaires et civils compris.

 

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