L’échec le mois d’octobre passé, de la fusée Soyouz à rejoindre la Station spatiale internationale (ISS), est dû à une « déformation » de la tige d’un capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour, a annoncé hier jeudi lors d’une conférence de presse, Oleg Skorobatov, un des responsables de la commission d’enquête mise en place pour déterminer les causes de cet échec.

Oleg Skorobatov a appelé à un «contrôle répété» de ces capteurs et a assuré avoir «écarté» l’hypothèse que ces problèmes puissent provenir de l’usine où les capteurs ont été fabriqués.

Il a également annoncé la révision des prochaines fusées Soyouz devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou, en Guyane qu’Arianespace utilise.

Cité mercredi dernier par les agences de presse russes, le directeur exécutif de Roskosmos Sergueï Krikaliov a expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur chargé de contrôler la séparation du premier et deuxième étage de la fusée avait provoqué l’accident.

Selon lui, l’explosion avait été provoquée par l’une des parois latérales qui ne s’était pas éloignée suffisamment et avait frappé un bac de carburant du deuxième étage.

Il avait également annoncé l’élaboration de propositions et de recommandations pour réviser ces lanceurs, comprenant le démontage et le réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs.

Début octobre, une fusée Soyouz avait échoué à rejoindre la Station spatiale internationale et les deux spationautes à son bord avaient été contraints de revenir sur Terre.

Cet échec est des plus embarrassants pour le secteur spatial russe. Les responsables ont promis de punir les coupables de cet échec et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome.

Néanmoins, pour les responsables russes, Soyouz reste le lanceur «le plus fiable» en exploitation. Cependant, le taux particulièrement élevé de lancement réussis des fusées Soyouz et le parfait fonctionnement du système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux astronautes en octobre ne suffisent pas à totalement occulter une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image du secteur spatial russe ces dernières décennies.

 

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