A partir de l’automne prochain, le Parti Communiste Chinois (PCC) va entamer le processus du renouvellement de ses dirigeants. A l’approche de cette période, multiples rumeurs courent, parmi lesquelles l’éviction de Zhou Yongkang, responsable de l’appareil sécuritaire chinois et soutien de Bo Xilai.

Ce n’est plus la franche camaraderie au sein du PCC. Tout le monde essaye de se positionner en vue des prochaines échéances. Les plus puissants de la famille politique, bien entendu, en éjectent les plus encombrants. C’est ce qui en train d’arriver à Zhou Yongkang, membre permanent du Politburo du PCC. Ce haut responsable chinois y coordonne tous les services de renseignements et de sécurité du pays. Mais, il serait tombé en disgrâce à cause de ses accointances avec l’ex-chef du PCC dans la ville-province du Chongqing, Bo Xilai, exclu depuis avril dernier de cette formation politique.

Pour M. Yongkang, Bo Xilai faisait figure de digne successeur à la tête de la sécurité chinoise. Aussi, s’est-t-il investi corps et âme pour éviter son exclusion. Néanmoins, cela ne s’est pas couronné de succès. Au contraire, le Politburo a même contraint Zhou Yongkang à reconnaître les méfaits de son favori. Ce n’était que le début de sa traversée du désert.

D’après des sources citées par le Financial Times, les missions de Zhou Yongkang auraient d’ores et déjà été confiées à un autre, en la personne de Meng Jianzhu, l’actuel ministre de la sécurité publique. Mais, officiellement, il garde toujours son rang au sein du PCC. Vraisemblablement, c’est sa connaissance des dossiers des plus secrets qui le maintient jusqu’au congrès d’automne. Après quoi, on verra bien à quoi ressemblera la Chine des nouveaux dirigeants.

 
 

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