Tirs de missiles entre la Syrie et Israël

L’armée syrienne a annoncé que sa défense antiaérienne a repoussé hier dimanche des raids israéliens alors que l’armée israélienne le Tsahal déclarait dans le même temps avoir intercepté dans la partie occupée du plateau du Golan, une roquette tirée à partir du territoire syrien.

L’agence officielle syrienne Sana citant une source militaire, précise que les raids israéliens ont visé la «région sud» du pays, mais que la défense antiaérienne avait «efficacement  riposté à l’attaque israélienne.

Le ministère de la Défense de Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, est allé dans le même sens en indiquant que les raids israéliens, qui ont visé l’aéroport de Damas, n’ont provoqué ni pertes humaines ni dégâts matériels, et que tous les missiles tirés par les avions israéliens ont été abattus.

Une heure après les déclarations de la Syrie, l’armée israélienne annonçait qu’une roquette tirée à partir de la Syrie avait été interceptée dans la partie du plateau du Golan occupé par Israël.

Mais plutôt qu’une frappe intentionnelle, ce missile pourrait avoir été tiré par la DCA syrienne et avoir poursuivi sa course jusque dans le plateau du Golan après avoir raté sa cible.

Officiellement en état de guerre avec la Syrie, Israël occupe depuis 1967 la majeure partie du plateau du Golan qu’elle a annexée en 1981, une annexion jamais reconnue par la communauté internationale. Ces dernières années, l’armée israélienne a frappé à de multiples reprises des cibles de l’Iran et de son allié, le Hezbollah libanais, deux de ses grands ennemis, en Syrie.

Le 11 janvier dernier, rappelle-t-on, des missiles tirés par des Israéliens avaient été abattus par la DCA syrienne alors que d’autres avaient atteint leur cible près de Damas et le 25 décembre, trois militaires syriens avaient été blessés dans des raids contre des dépôts d’armes et de munitions près de l’aéroport de Damas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, à de nombreuses reprises, qu’il ne laisserait pas l’Iran se servir de la Syrie comme tête de pont contre Israël.

Mohamed El Abdi