Les instances dirigeantes du CNS (Conseil National Syrien) ont accepté la démission de Burhan Ghalioun de son poste de président, une démission qu’il avait présentée quelques jours à peine après avoir été réélu.

Burhan Ghalioun avance comme raisons à sa décision les divisions entre les islamistes et les laïcs qui se retrouvent dans la coalition de l’opposition syrienne et qui ralentissent les actions qu’elle doit entreprendre. Ces actions pâtissaient déjà de l’organisation même du CNS qui, avec plusieurs tendances comme les islamistes, les nationalistes, les libéraux ou encore les indépendants, fonctionne selon la règle du consensus plutôt que sur l’élection. Seuls quelques partis ou formations politiques ont véritablement un pouvoir de décision. « Les forces de l’opposition réunies au sein du CNS n’ont pas été à la hauteur des sacrifices consentis par le peuple syrien et n’ont pas répondu, ni suffisamment, ni assez rapidement aux besoins de la révolution », de l’aveu de Ghalioun lui-même. Les critiques sur le manque de réactivité du CNS émises par Burhan Ghalioun l’avaient déjà été par les LCC (Comités Locaux de Coordination) qui animent la contestation sur le terrain.

Par ailleurs, Burhan Ghalioun, après deux reconductions dans ses fonctions de président du CNS, ne faisait plus l’unanimité, accusé de manquer de coordination avec les militants sur le terrain et d’avoir laissé les Frères musulmans prendre trop d’influence au sein du conseil. Un nouveau président sera nommé lors d’une prochaine réunion du secrétariat général.

 
 

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