Tokyo Electric Power (TEPCO), l’opérateur de la centrale de Fukushima au moment du tsunami, a décelé une erreur de calcul à propos des fuites radioactives occasionnées par la catastrophe naturelle. Ses conclusions ont été consignées dans un rapport publié hier jeudi.

D’après les estimations de la TEPCO, la fusion probable des trois réacteurs de Fukushima Daiichi a provoqué l’émission de 900 000 becquerels d’éléments radioactifs dans l’air. C’est deux fois et demie supérieur à ce qui avait été annoncé en avril 2011 par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle. Pendant les trois semaines qui ont suivi le tremblement de terre, les radiations ont correspondu également au sixième de celles émises lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Vraiment de quoi s’inquiéter lorsqu’on connaît les conséquences sanitaires de cet évènement. Cette mauvaise estimation a été causée par la destruction des capteurs les plus proches de la centrale de Fukushima lors du tsunami.                       Ainsi, afin d’effectuer de nouveaux calculs, les experts ont recouru à des capteurs plus éloignés et, également, à certaines données rassemblées par les agences gouvernementales.

« Si on avait eu cette information à ce moment-là, on aurait pu en tenir compte pour organiser les évacuations », a regretté le porte-parole de TEPCO, Junichi Matsumoto, devant la presse. Les analyses se sont basés sur le taux d’iode 131. Cet élément radioactif a la propriété de se décanter rapidement. Mais, il peut également causer des pathologies au niveau de la thyroïde, glande où il se concentre. Le rapport n’a pas particulièrement évoqué les corollaires sanitaires de cette mésestimation.

 
 

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