Le second sommet entre Trump et Jong-un se solde par un échec

Le second sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est achevé précipitamment sans aboutir à un accord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Pourtant, tout se présentait pour le mieux. Les deux chefs d’Etat étaient apparus complices et plutôt optimistes dans la journée. Les services de la Maison Blanche avaient indiqué dans un communiqué que les deux dirigeants avaient «eu des réunions très constructives» et avaient «discuté des différentes manières d’avancer sur des concepts en rapport avec la dénucléarisation et l’économie».

Donald Trump avait également approuvé la proposition de Kim Jong-un d’ouvrir un bureau de liaison américain à Pyongyang et qui aurait été une première étape dans la normalisation diplomatique entre les deux pays qui étaient dans des camps opposés durant la guerre de Corée entre 1950 et 1953.

Les deux dirigeants devaient se retrouver pour un déjeuner de travail organisé dans un hôtel de la capitale vietnamienne puis signer ensemble, lors d’une cérémonie publique, un accord scellant l’avancée de leurs discussions. Mais les discussions se sont arrêtées net quand Donald Trump a refusé de céder à l’exigence de Kim Jong-un d’une levée de toutes les sanctions contre son pays avant de continuer à parler de dénucléarisation.

Lors d’une conférence de presse donnée avant de quitter le Vietnam pour rentrer aux Etats-Unis, Donald Trump a toutefois indiqué que Kim Jong-un lui avait assuré que la Corée du Nord «ne testerait pas de missiles, ou de fusées, ou quoi que ce soit qui ait un rapport avec le nucléaire».

Le locataire de la Maison Blanche a eu beau assuré que la fin du sommet avec Kim Jong-un a été «très amicale», mais «aucune nouvelle rencontre n’est à l’horizon».

Le second sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un devait apporter de la substance aux engagements pris durant leur premier tête-à-tête à Singapour, il y a huit mois, pendant lequel ils avaient seulement signé une déclaration commune «sur la dénucléarisation de la péninsule», les deux camps divergeant depuis sur le sens de la formule et les exigences nord-coréennes.

Andreï Touabovitch

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