La présidence sud-africaine a dû s’expliquer mercredi sur sa récente allocation au Fonds Monétaire International (FMI). La jugeant trop importante, les syndicats ont sévèrement critiqué cette décision.

Au dernier sommet du G20, les pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) s’étaient mis d’accord pour contribuer à l’appel du FMI. L’institution financière internationale avait besoin de fonds pour aider la zone euro à sortir de sa crise. Dans ce cadre, Pretoria a déboursé une enveloppe de 2 milliards de dollars américains. Un non-sens pour les syndicats sud-africains au vu de la situation économique du pays. Avis auquel la présidence sud-africaine a tenu à répondre dans un communiqué : « il s’agit initialement d’un engagement de soutien au FMI en cas de besoin, et cela reste dans nos réserves de change. Si le FMI utilise ces fonds, l’argent est prêté au FMI et non donné ». Estimant avoir fait son « devoir », la présidence a précisé que sa contribution ne reviendrait pas seulement à l’Europe. Mais, elle pourrait être utile même pour l’Afrique du Sud.

Dans son adresse, la présidence s’est, par ailleurs, livrée au jeu de comparaison. Elle a pris en exemple le geste de la Chine, dont le revenu par habitant est inférieur par rapport à celui d’Afrique du Sud. Cela ne l’a pas empêché de décaisser 43 milliards de dollars américains, a-t-elle argué. Malgré tout, les syndicats ne sont pas du tout de cet avis : avec ses problèmes d’inégalité sociale et de chômage beaucoup plus importants que les autres pays du G20, l’Afrique du Sud devrait plutôt être soutenue, estiment-ils.

 
 

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