Corée du Sud : Hyundai suspend sa production automobile à cause du coronavirus

Le constructeur automobile sud-coréen Hyundai a annoncé hier mardi qu’il allait interrompre cette semaine toute sa production en Corée du Sud à cause de l’épidémie de coronavirus qui frappe la Chine depuis le mois de décembre dernier. 

Dans un communiqué, Hyundai Motor annonce avoir décidé d’interrompre la production sur toutes les chaînes de montage de toutes ses usines en Corée du Sud. 

Le constructeur avance comme principale raison le manque de pièces détachées venant de l’une de ses usines en Chine, notamment des composants de câblage. Cité par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, un responsable du constructeur automobile a indiqué que la production pourrait reprendre la semaine prochaine. 

La Chine est le principal fournisseur planétaire de pièces automobiles. La ville de Wuhan où est apparue l’épidémie de coronavirus est un centre de l’industrie automobile chinoise où de nombreux acteurs comme Hyundai sont présents. La fermeture de nombreuses unités de production pèse sur la chaîne d’approvisionnement dans une industrie automobile qui fonctionne à flux tendus. 

Premier constructeur automobile de la Corée du Sud, Hyundai compte dans le pays 7 usines. Sa production sud-coréenne s’élève à environ 1,8 million de véhicules, soit environ 35.000 par semaine. Il n’est pas le seul constructeur automobile à faire les frais de l’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine. 

Bosh, le premier équipementier automobile, a averti il y a quelques jours que si la situation se prolonge, sa chaîne d’approvisionnement sera effectivement rompue, et pour une période assez longue. 

Toujours dans le secteur automobile, les fermetures d’usines en Chine se mulitplient. Renault va prolonger jusqu’au 13 février la fermeture de son unité de Wuhan. Cette usine, qui emploie environ 2.000 personnes, devait rouvrir le 10 février. PSA, de son côté, avait déjà annoncé qu’il prolongerait jusqu’au 14 février la fermeture de ses trois sites d’assemblage de véhicules à Wuhan. 

Mohamed El Abdi