Regain de tensions frontalières entre la Chine et l’Inde

Des soldats chinois et indiens se sont engagés ces dernières semaines dans plusieurs face-à-face le long des quelque 3 500 kilomètres de la frontière commune entre leurs deux pays, principalement dans la région en haute altitude du Ladakh, dans le nord de l’Inde. 

Selon des sources sécuritaires indiennes, des centaines de soldats chinois ont investi un secteur de la région du Ladakh considéré par New Delhi comme faisant partie de son territoire, ce que conteste la Chine. 

Il y a deux semaines, dans la région du Sikkim, à l’est de l’Inde, des militaires des deux nations ont été blessés dans des affrontements à coups de poings et de pierres. L’Inde a fait état de 70 soldats blessés alors que la Chine n’a communiqué aucun bilan. 

Les différends frontaliers se règlent sans armes entre les deux pays depuis la reprise de leurs relations diplomatiques en 1988. 

Le 5 mai, près du lac Pangong, à 4250 mètres d’altitude, dans l’Etat du Ladakh, des soldats chinois se sont opposés à la construction d’une route militaire indienne, assurant qu’elle était sur leur sol chinois, alors que le délimitation de la frontière n’avait jamais été contestée à cet endroit. 

La Chine et l’Inde se disputent des zones frontalières de l’Himalaya. Les régions de l’Arunachal Pradesh, côté indien, et de l’Aksai Chin, côté chinois, sont toujours disputées. Les deux pays se sont déjà affrontés dans une guerre-éclair en 1962, qui avait vu les soldats indiens rapidement défaits par les troupes chinoises. 

Toutefois, les risques d’un conflit ouvert entre l’Inde et la Chine sont aujourd’hui faibles étant donné que, les deux pays, qui abritent un tiers de la population mondiale, entretiennent d’importantes relations économiques et cherchent à éviter le recours à la force. 

Andreï Touabovitch

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