Saisie par la police marocaine de près de 5,8 tonnes de cannabis au Sahara occidental

La police marocaine a annoncé avoir saisi samedi, 5,8 tonnes de résine de cannabis ainsi que des armes à feu et des munitions au sud du Sahara Occidental, lors d’un coup de filet ayant permis l’interpellation de quatorze personnes.

« Les recherches et perquisitions menées dans une zone saharienne à environ 30 kilomètres de Laayoune», chef lieu du Sahara marocain, «ont permis la saisie d’une kalachnikov, de 66 balles, d’un fusil de chasse et de 114 cartouches, en plus de 216 plaquettes de drogues d’un poids total d’environ 5,8 tonnes », précise dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) marocaine, sans préciser la destination de cette cargaison.

Au cours cette opération, la police marocaine a appréhendé « quatorze individus, dont un Mauritanien et un Sénégalais, soupçonnés de liens avec un réseau criminel actif dans le trafic international de drogues et de psychotropes », ajoute la même source.

Lors des perquisitions et du ratissage des lieux, les agents de la police ont découvert chez «les suspects des armes blanches de différents calibres, une bombe de gaz lacrymogène, une paire de jumelles, deux téléphones satellitaires, un dispositif de géo-localisation, une fausse plaque d’immatriculation et trois véhicules 4×4, en plus de sommes d’argent en devises nationale et internationales soupçonnées de provenir du trafic international de drogues », précise la DGSN.

Dans méridionale qui sépare le Royaume de la Mauritanie, la police et la douane marocaines ont intercepté de nombreux narcotrafiquants dont des Sahraouis venant des camps de Tindouf au sud-ouest de l’Algérie en possession d’importantes quantités de stupéfiants (Cannabis, cocaïne, psychotropes etc..) et d’armes à feu qui transitent par ce couloir en direction de pays africains subsahariens, des Iles Canaries ou des pays d’Europe occidentale.

Rien qu’en 2019, les services sécuritaires marocains ont saisi quelque 179 tonnes de cannabis, selon un bilan officiel.

 

Andreï Touabovitch

Partager