Au lendemain d’un sommet européen dédié à la crise de la dette, le ministre japonais des finances, Jun Azumi, a interpellé l’Europe sur la nécessité d’adopter des mesures concrètes afin de stabiliser le marché des changes.

Ayant des répercussions sur la quasi-totalité de l’économie mondiale, la crise de la dette en Europe frappe de plein fouet le Yen, qui connait une flambée remarquable face à l’euro et le dollar  à cause de l’afflux de fonds sur la devise nippone, perçue comme une valeur plus sure. La troisième puissance économique mondiale est profondément affectée par ce renchérissement qui entraîne non seulement une réduction de la valeur  des revenus des entreprises japonaises au moment de les convertir en yen mais aussi une forte récession depuis la fin 2010 alors que le pays tente de se remettre des conséquences du Tsunami de mars. Soucieux d’affaiblir sa devise le plus rapidement,  le Japon a averti qu’il adopterait si nécessaire des mesures efficaces pour s’opposer à une hausse du yen. Cet avertissement est d’ailleurs pris très au sérieux par les européens car on se souvient que Tokyo était déjà intervenu unilatéralement sur les marchés des changes en septembre 2010 ainsi qu’en aout dernier pour affaiblir sa devise.

La solution à cette situation viendra probablement des décisions adoptées lors du sommet européen de ce mercredi qui sera suivi avec une attention particulière par les autorités nippone dont le plus grand souhait est l’annonce d’un schémas complet apaisant tout le monde car le Japon, à lui seul, ne saurait assurer la stabilité sur le marché des changes. En outre, la Banque du Japon (BoJ), qui se réunira ce jeudi, a déjà annoncé qu’elle va vraisemblablement abaisser ses prévisions économiques en raison du ralentissement de la croissance mondiale.

 
 

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