Bagdad a durci le ton hier dimanche envers Total qui a signé des contrats pétroliers avec la région autonome du Kurdistan. Soit le géant pétrolier français renonce à ces contrats, soit il renonce à ses parts dans le champ de Helfaya, champ pétrolier majeur dans le sud de l’Irak.
L’exploitation du champ d’Helfaya, dans la province de Mayssan dans le sud irakien, avait été confiée en 2009 après enchères, à un consortium, dont Total est un membre minoritaire, et dirigé par le chinois CNPC (China National Petroleum Corpporation). Démarrée le mois dernier, la production devrait d’ici cinq ans atteindre les 535 000 barils de pétrole par jour. Les réserves de ce champ sont estimées à 4.1 milliards de barils. Devant l’attrait qu’exercent les contrats proposés par la région autonome du Kurdistan, de nombreuses compagnies pétrolières étrangères se sont laissé tenter, suscitant la colère du gouvernement central. Cette colère s’explique d’une part parce que les délimitations de certains champs pétroliers ne sont pas claires, d’autre part parce que le gouvernement  fédéral considère comme illégal tous les contrats pétroliers qui ne sont pas passés par son entremise.
Aucune information par rapport au délais qui a été imparti à Total pour se décider n’a été communiqué. Le pouvoir de Bagdad va également tenter une autre approche pour s’assurer la fidélité des compagnies pétrolières étrangères.  Le ministère du pétrole a annoncé des mesures en cours d’élaboration pour améliorer le modèle de contrat. Une étude à suivre avec le plus grand intérêt puisque l’Irak, avec des réserves de pétrole parmi les plus importantes du monde, est devenu le deuxième producteur de l’OPEP devant l’Iran avec une production journalière de 3.2 millions de barils par jour.

 

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